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Enno Morricone lors du concert
d'ouverture donné vendredi 15 mai à Rabat
Photo; Mohsine Idrissi
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Quel festival peut au Maroc se vanter d’apposer sur un
même dossier de presse Stevie Wonder et Kylie Minogue ? Mawazine
bien entendu. Et c’était à Rabat qu’il fallait être
hier soir si l’on voulait assister à l’un des deux plus
gros concerts de l’année.
Après Whitney Houston l’année dernière, c’était donc
au tour de l’Australienne au cinq millions d’albums
vendus d’ouvrir une huitième édition voulue encore plus
grande que les précédentes. C’est possible ? Oui répond avec
entrain Aziz Daki, directeur artistique du festival.
L’affiche dream team proposée cette année est d’après
lui ce qui peut se faire faire de mieux à l’échelle
africaine, arabe et même mondiale.
Et n’allez surtout pas dire à Aziz Daki que les gros
calibres comme Stevie Wonder et Whitney Houston sont quelque peu
démodés, ça le met hors de lui : « Comment pouvez-vous vous
permettre de dire ça alors même que Stevie Wonder vient de faire un
tabac pour l’investiture d’Obama !».
N’en déplaise aux générations qui n’ont pas connus
l’âge d’or de ces chanteurs, ce sont eux qui
construisent la notoriété de Mawazine. L’énoncé était
toutefois moins prononcé avec Kylie Minogue comme en témoigne
l’accueille qui lui a été fait sur la scène OLM Soussi par
des adolescents venus nombreux voir la pop star aux deux vies. En
effet, les trentenaires qui connaissent surtout la star, tranquille
compagne de Jason Donovan dans « Espacially for you », ont été
surpris hier par les prestations d’une Kylie Minogue devenue
sex symbol de la danse pop.
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Warda Al Jazaiririya lors de la conférence de presse donnée vendredi
16 mai à Rabat
Photo; Mohsine Idrissi
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Dans un concert qui ressemble dans sa mise en scène à ceux de
Rihana, la diva aux clips provocateurs a sorti, en version
vestimentaire tout de même soft, les grands succès de sa
métamorphose amorcée en 2000. Plus tôt dans la journée,
c’était une star plus posée qui donnait lors d’une
conférence de presse un avant-gout du registre oriental, lui aussi
imposant, de cette huitième édition.
Warda Al Jazaiririya attendu ce soir à 21h30 sur la scène Hay
Nahda s’est dis ravi de participer à un festival
qu’elle avoue toutefois ne pas connaître. « Cela prouve
qu’il reste du chemin à parcourir » affirme Mahmoud
Lemseffer, chargé de la programmation orientale « mais il
n’en demeure pas moins qu’en l’espace de huit
édition, l’événement est déjà une référence pour beaucoup »
ajoute-t-il en marge d’une cérémonie d’ouverture
fréquentée par des journalistes espagnols ou encore
saoudiens.
Organisée à la villa des arts de Rabat en présence de nombreux
officiels, cette cérémonie a dévoilé la première partition de ce
qui sans doute est la vrai qualité de ce festival : des musiciens
du monde moins connus que Kylie Minogue mais dont la qualité
artistique vaut l’aventure comme la brésilienne de la
soirée, Tania Maria. Le vrai concert d’ouverture de ce
festival était finalement à trouver à la villa des arts ou sur la
scène Bouregrag avec un grand compositeur dont le nom vous échappe
probablement Enno Morricone mais dont les musiques de films vous
habitent certainement.
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